Sécurité routière : Vivre, ensemble

 
 

Sur la route, n'oublions jamais ce qui compte vraiment

 

Pendant ce deuxième confinement, où le trafic s'est fait plus fluide, certains comportements à risque notamment concernant la vitesse ont été observés sur les routes. À titre d'exemple, en novembre 2020, les radars automatiques ont enregistré une augmentation de 47,4 % des grands excès de vitesse (supérieurs à 50 km/h au-delà de la vitesse autorisée) par rapport à la même période l'an dernier. La Sécurité routière rappelle qu'il est essentiel de respecter l'ensemble des règles de circulation.

 

Campagne SR_2020

 

COMPRENDRE LA PRISE DE RISQUE

 « Il y a plusieurs éléments qui peuvent expliquer le non-respect des règles. Il y a d'abord ces petites excuses que nous trouvons tous pour justifier notre « mauvais » comportement sur la route. C'est ce que l'on appelle la conditionnalité de la règle. Nombreux sont ceux qui respectent tous les jours les règles du Code de la route sauf s'ils... sont pressés, en retard, etc. C'est un mécanisme d'auto-tolérance qui nous permet de sauver notre estime de soi, de nous considérer comme bon conducteur. Mais, ce qui a été bouleversé, accentué par le confinement, c'est la gestion de nos émotions négatives et du stress au volant. Nous savons maintenant que beaucoup d'entre nous éprouvent peur, angoisse, stress, etc. ce qui entraine parfois une mauvaise évaluation des risques sur la route et impacte de façon négative la conduite. Les problèmes liés au cadre familial ou professionnel par exemple sont autant de sources de stress que chacun garde en tête quand il ferme sa portière. Enfin, la sensation commune de manquer de temps peut également impacter notre comportement sur la route et notamment sur les vitesses pratiquées ».

Dr Jean-Pascal Assailly,psychologue, chercheur à l'institut Gustave Eiffel, expert au CNSR, et auteur de Homo Automobilis ou l'humanité routière, aux éditions Imago

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