Le retrait-gonflement des sols argileux

 
 
Le retrait-gonflement des sols argileux

L'ensemble des éléments relatifs à l'élaboration des Plans de Prévention des Risques retrait-gonflement des argiles sont présentés au point 6 (PPRn RGA).

Note du Préfet de l'Yonne du 5 mars 2021 relatif à la prévention des risques de mouvement de terrain liés au phénomène de retrait-gonflement des argiles (lien nouvelle carte d'exposition, nouvelles obligations de prévention...)

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Index d'articles

  1. Nature du phénomène
  2. Les conséquences sur le bâti
  3. Les mouvements
  4. Prévenir pour réduire le nombre de sinistres
  5. Les différents degrés d’aléas
  6. PPRN retrait et gonflement des sols argileux
  7. La carte des aléas de l'Yonne
  8. Pour plus d'informations

Nature du phénomène

Chacun sait qu’un matériau argileux voit sa consistance se modifier en fonction de sa teneur en eau : dur et cassant lorsqu’il est desséché, il devient plastique et malléable à partir d’un certain niveau d’humidité. On sait moins en revanche que ces modifications de consistance s’accompagnent de variations de volume, dont l’amplitude peut être parfois spectaculaire.

En climat tempéré, les argiles sont souvent proches de leur état de saturation, si bien que leur potentiel de gonflement est relativement limité. En revanche, elles sont souvent éloignées de leur limite de retrait, ce qui explique que les mouvements les plus importants sont observés en période sèche. La tranche la plus superficielle de sol, sur 1 à 2 m de profondeur, est alors soumise à l’évaporation. Il en résulte un retrait des argiles, qui se manifeste verticalement par un tassement et horizontalement par l’ouverture de fissures, classiquement observées dans les fonds de mares qui s’assèchent. L’amplitude de ce tassement est d’autant plus importante que la couche de sol argileux concernée est épaisse et qu’elle est riche en minéraux gonflants. Par ailleurs, la présence de drains et surtout d’arbres (dont les racines pompent l’eau du sol jusqu’à 3 voire 5 m de profondeur) accentue l’ampleur du phénomène en augmentant l’épaisseur de sol asséché.