Louveterie

 
 
Louveterie

Les lieutenants de louveterie sont des personnes bénévoles nommées par le préfet, pour une durée de six années renouvelable, sur proposition du directeur départemental des territoires et après avis du président de la fédération départementale des chasseurs.

L'origine du lieutenant de louveterie :

Communément appelé louvetier, son origine remonte à l’époque de Charlemagne (IXème siècle après JC). Ainsi, un corps d’hommes expérimentés était déployé sur le territoire afin d’écarter la menace représentée par les bêtes féroces, notamment loups et chats sauvages.

Les personnes concernées :

Les lieutenants de louveterie doivent être de nationalité française, jouir de leurs droits civiques, être âgés de moins de 75 ans en fin de mandat, être titulaires d'un permis de chasser depuis au moins cinq ans, posséder la compétence cynégétique nécessaire pour remplir correctement leurs fonctions, notamment par leurs connaissances de la vie, des mœurs des animaux sauvages, de l’équilibre biologique à maintenir, de la législation de la chasse et des règles de sécurité, résider dans le département où ils sont nommés (ou un canton limitrophe), ne pas avoir fait l’objet de condamnation pénale en matière de chasse, de pêche et de protection de la nature.

Ils sont assermentés.

Dans l’exercice de leurs fonctions, les louvetiers doivent être porteurs de leur commission préfectorale et d’un insigne représentant une tête de loup dorée, avec en exergue une courroie de chasse émaillée bleue portant l’inscription « lieutenant de louveterie » en doré. Ils s’engagent, par écrit, à entretenir, à leurs frais, soit un minimum de quatre chiens courants réservés exclusivement à la chasse du sanglier ou du renard, soit au moins deux chiens de déterrage.

Les missions :

Les lieutenants de louveterie sont les conseillers techniques de l’administration en matière de destruction d’animaux nuisibles. Leurs fonctions sont bénévoles. Ils assurent, sous le contrôle de la direction départementale des territoires, l’exécution des destructions collectives ordonnées par le préfet.
Ainsi, là où les dégâts de gibier se révèlent excessifs et deviennent insupportables aux agriculteurs, le préfet peut prescrire des battues afin de contenir le cheptel sauvage dans des limites compatibles tant avec la sauvegarde de la faune qu’avec les exigences de la production agricole.
En outre, les battues décidées par les maires, en application du code général des collectivités territoriales, sont organisées sous le contrôle et la responsabilité technique des lieutenants de louveterie.


Pour connaître les lieutenants de la louveterie de l'Yonne

Pour plus d'informations : oncfs.gouv.fr