L'arrondissement

 
 
L'arrondissement

Présentation des caractéristiques de l'arrondissement de Sens

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Typologie de l’arrondissement

L’arrondissement de Sens peuplé d’environ 112 000 habitants et 109 communes est divisé en 10 cantons dont 6 sont renouvelables en mars prochain. Il est situé aux confins de l’Ile de France. Il se démarque sensiblement de par sa typologie du reste de l’Yonne et son identification à la région Bourgogne est assez faible.

En réalité, le Sénonais vit à l’heure de Paris depuis les années 1980, date à laquelle les jeunes ménages ont commencé à venir s’installer à Sens ou dans la grande région parisienne.

Toute trace de l’opposition historique entre Auxerre et Sens n’a pas totalement disparue, d’autant plus que le Sénonais sait à l’occasion rappeler les heures glorieuses de son passé, même si elles sont lointaines… Au Ve siècle dans l’organisation ecclésiastique des Gaules, Sens, capitale de la Quatrième Lyonnaise, avait sous sa dépendance les villes d’Auxerre, Troyes, Meaux, Paris, Chartres et Orléans.

Sa dépendance avec la région parisienne est telle qu’en matière judiciaire le parquet de Sens est resté rattaché à la cour d’appel de Paris et non à celle de Dijon. Le territoire du Sénonais connaît depuis quelques années une mutation accélérée due notamment au desserrement de la région Ile-de-France. Il bénéficie de ce fait d’un réel dynamisme économique et démographique.

Les évolutions constatées concernent de nombreux domaines : infrastructures de déplacements/transports, modèle économique, agriculture, composition sociétale, logement et cadre de vie.

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Au niveau agricole, l’arrondissement de SENS a subi au cours de la première moitié du 20ème siècle de profondes mutations et les agriculteurs ont dû, dans un souci de rentabilité, agrandir la taille de leurs exploitations. L’élevage a été pratiquement abandonné au profit de la culture des céréales. Le climat avec la profession est apaisé.

Au niveau économique, le profil de l’arrondissement est assez hybride : développement soutenu, main d’œuvre et emplois relativement peu qualifiés, structure industrielle constituée de petites et moyennes entreprises, petites et moyennes industries, mais aussi de quelques grands groupes solides qui tirent vers le haut l’économie locale (Renault, Senoble, Prysmian, FMC).

L’armature urbaine de l’arrondissement est assez dense et structurée. Le Sénonais demeure prisé. Le niveau des équipements ordinaires est convenable et bien réparti et le cadre de vie est agréable. L’attractivité résidentielle profite aux retraités franciliens mais aussi aux jeunes ménages avec enfants. On peut cependant voir apparaître un début de remise en cause de la structure du réseau urbain dans le nord de la vallée de l’Yonne avec l’apparition de bourgs « dortoirs » (migration de la population de la banlieue parisienne à la recherche d’une meilleure qualité de vie). L’importance du surendettement chez les ménages est une réalité.

La démographie est galopante notamment dans le nord de l’arrondissement avec des taux de croissance compris de 1 à 1,5 % par an contre 0,3 et 0,2 % au plan départemental et régional.

L’arrondissement est traversé par la vallée de l’Yonne, axe de communication et de développement démographique.

 Au nord, plus tourné vers la région parisienne, on note une concentration d’effets pervers du développement, notamment dans l’extrême nord de la vallée (délinquance, accidents, nuisances dues aux gravières…). Au sud, le développement est plus autonome. A l’est (en direction de l’Aube), la Forêt d’Othe est un secteur rural avec peu de développement et une population qui tend à diminuer. A l’ouest, le Gâtinais (en direction du Loiret) est marqué par l’agriculture avec la présence d’exploitations agricoles de taille importante tournées principalement vers la culture des céréales.

La coopération intercommunale y est peu développée avec près de 45 % des communes qui ne sont rattachées, à ce jour, à aucun établissement public intercommunal.

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La situation socio-économique de l'arrondissement, ses atouts, ses faiblesses

Le territoire du bassin de Sens coïncide avec la zone d’emploi et le bassin d’emploi de Sens et avec l’arrondissement administratif, à l’exception du canton de Saint-Julien-du-Sault (lequel comporte une zone d’activité plutôt dynamique).

Il s’agit d’un territoire attractif, zone d’emploi la plus dynamique en matière de démographie, au sein du département avec un solde migratoire excédentaire et un solde naturel croissant depuis 2003.

Le bassin de Sens comprend en 2010 : 112 000 habitants, structuré autour d’une ville-centre, Sens (environ 28 000 habitants, avec une couronne périurbaine de 18 000 habitants). Sens et la Vallée de l’Yonne concentrent l’essentiel de la population de l’arrondissement qui compte 109 communes.

Cependant, la zone de Sens souffre d’un déficit d’actifs lié au vieillissement de la population et au départ des jeunes de 16 à 28 ans qui a tendance à s’accélérer.

 Le territoire de Sens présente également une homogénéité économique, de par :

  • le poids de l’activité agricole et agroalimentaire (céréales principalement),
  • un tissu économique présentant une relative diversité constitué de PMEPetites et moyennes entreprises et TPE, seules cinq entreprises ont plus de 500 salariés
  • une dégradation marquée de l’emploi depuis 2001 avec une perte de 1.3 % des effectifs,
  • une création d’emplois tertiaires à un rythme trop faible pour répondre à la demande de la population active du bassin,
  • des risques structurels identifiés :
  • l’activité des équipementiers présents sur la zone appartient à un secteur sensible (l’automobile),
  • les PMEPetites et moyennes entreprises sont souvent de stricts centres de production et les activités de sous-traitance nombreuses rendent le tissu des entreprises plus vulnérable,
  •  l’essai de diversifier le tissu économique local par la venue d’établissements intervenant dans la logistique n’est pas entièrement abouti,
  • la zone de Sens souffre également d’un déficit de qualification des actifs,
  • la zone de Sens souffre également d’un déficit de qualification des actifs; 70 % des demandeurs d’emploi ont un niveau V ou inférieur alors que les pré-requis au recrutement sont en augmentation pour tout type d’emploi.

Cette insuffisance s’illustre notamment dans le secteur des services à la personne pour lequel les besoins de personnel sont en hausse mais nécessitent une formation et une qualification.

Enfin, des secteurs générateurs d’emplois nécessitent de poursuivre l’effort d’accompagnement des très petites entreprises et de la création d’entreprises.

La demande d’emploi est la plus forte du département :

Avec 4 345 demandeurs d’emploi de catégorie A (sans activité dans le mois) en Juin 2011, la zone d’emploi de Sens déconcentre plus du tiers de la demande d’emploi de l’Yonne. Son taux de chômage localisé fait partie des quatre plus élevés de la région (10.4 %) avec une progression sur un an qui est également parmi les plus fortes du département (+ 1.3 points).

Les fragilités que constituent une forte industrialisation et spécialisation industrielle, des secteurs en fort repli, la fragilisation des secteurs structurants, le premier secteur de la métallurgie soumis aux tensions mondiales, le plus fort taux de chômage du département, le faible niveau de qualification des actifs, tout cela lié à l’effort d’investissement et de restructuration mené par plusieurs entreprises pour surmonter leurs difficultés a justifié un accompagnement en matière de revitalisation, à travers l’intervention en juin 2010 du FNRT, qui doit viser aux objectifs suivants :

  • contribuer à corriger les disparités économico-sociales,
  • soutenir les projets de développement d’entreprises à enjeux,
  • accompagner et consolider l’effort de restructuration compétitive d’entreprises récemment fragilisées pour maintenir et stabiliser l’emploi.
La région du senonais

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Un territoire doté d’atouts et d’opportunités

En juin 2010, le territoire a été déclaré éligible au Fonds national de Revitalisation des Territoires. Doté de 1 million d’euros, l’intervention du FNRT apparaît de nature à conforter la stratégie de développement d’un territoire présentant des fragilités économiques et sociales, mais riche d’atouts et de potentialités.

Le Sénonais profite de sa situation géographique aux portes de l’Ile-de-France.

Il bénéficie de grandes infrastructures de transport :

Une excellente desserte autoroutière A6, en direction du nord et du sud mais aussi transversale vers l’ouest A19 (Sens Orléans) et A5 (Melun-Sens-Troyes), un réseau SNCF, une ligne TGV. L’A19 Sens Orléans, accessible depuis récemment, produit des effets bénéfiques pour le territoire du Sénonais.

Sens bénéficie aussi du réseau fluvial qui représente 245 km dans l’Yonne. La rivière Yonne est aménagée sur 95 km au nord. En aval de Sens, le trafic est essentiellement commercial (granulats, céréales, bois) alors qu’il est presque exclusivement touristique en amont. Le trafic représente 340 000 tonnes par an, réparties pour les 2/3 en granulats et pour 1/3 en céréales. Le transport par voie d’eau est en hausse ; il constitue un réel potentiel de développement avec la restauration du grand gabarit (1000 T) passant par un plan de restauration des ouvrages (barrages et écluses) pour favoriser le transfert modal des céréales, matériaux de construction et même marchandises diverses en conteneur.

La plate forme fluviale multimodale de Gron, port public de 13 000 m2, permet d’expédier des conteneurs (5000 en 2009, 15000 en 2015) et des colis lourds vers la région parisienne, Le Havre et Rouen. Il intéresse les céréaliers mais aussi EDF. Avec le port de Gron, les barges de 1000 tonnes (au lieu de 250) peuvent charger depuis 2010 au-delà de Sens.

Le positionnement du Sénonais, au carrefour de 3 autoroutes, a favorisé l’implantation de grandes plates-formes logistiques. Renault y a implanté, à Villeroy, son plus important centre de pièces détachées, qui a repris les activités des sites de Flins, Cergy et St-Ouen. Cette même commune accueille également le centre de stockage de produits laitiers de Senoble, une des plus grandes entreprises de l’Yonne spécialisée dans la production de produits laitiers frais. La première entreprise de transport Grégoire-Gaillard est implantée dans la zone d’activité « des Vauguillettes », proche de Sens.

Il bénéficie d’une attractivité résidentielle pour les retraités franciliens mais aussi les jeunes ménages avec enfants. Il profite du desserrement des activités franciliennes.

Le retour à l’emploi peut se trouver facilité pour les personnes mobiles, les migrations quotidiennes domicile-travail sont importantes à destination de l’Ile-de-France (plus de 5 000 personnes par jour).

Le développement des services a un impact positif sur l’emploi local.

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Bassin polarisé par son agglomération centre Sens qui regroupe la moitié de la population du bassin, le Sénonais présente les caractères d’un territoire à la fois urbain, périurbain et rural, ce qui le rend équilibré.

Un programme de rénovation urbaine se traduit par un volume d’investissements d’environ 80 M€ dans le cadre du programme ANRU avec la création de logements sociaux, réhabilitation d’équipements publics ou collectifs.

Sens compte également un centre universitaire à travers une structure dépendant de l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée. L’Institut d’Enseignement Supérieur de Sens dispense quatre licences professionnelles et un cycle master et accueille environ 300 jeunes. Les formations dispensées le sont par la voie de l’alternance, en adéquation avec les besoins des entreprises. La formation en maintenance industrielle qui y est proposée correspond à la forte demande en la matière des entreprises locales.

Derrière les faiblesses, des atouts sont à valoriser.

-  Sur le plan économique : une présence industrielle forte, atout lors de la reprise économique, un tissu d’industries pour la plupart en perte d’emplois mais avec une tradition industrielle qui se traduit par un tissu dense de PME qui ont, pour la plupart, bien résisté à la crise économique, une relative diversité du tissu économique, des secteurs industriels stabilisés en croissance, des activités de construction en développement, des emplois dans la santé humaine et l’action sociale.

-  Sur le plan social : un recul de l’emploi largement supérieur à la moyenne régionale, du fait d’un secteur productif en repli prononcé, entraînant dans son sillage les activités de service et le commerce, mais un pôle d’emploi comptant environ 22 600 salariés et, de par son passé industriel, une main d’œuvre disponible sachant globalement travailler. Les outils mis en place en faveur des salariés ayant perdu leur emploi (PSE, antennes de reclassement) se sont inscrits dans une stratégie visant à maintenir l’aptitude à l’emploi de ces salariés, dans la perspective de nouvelles opportunités.

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ATOUTS ET FAIBLESSES DU BASSIN DE SENS

ATOUTS FAIBLESSES
Une situation géographique favorable L’attractivité : un défi à relever
proche de la région parisienne forte dépendance vis-à-vis de l’Ile de France
une accessibilité renforcée l’activité locale n’absorbe pas la hausse des actifs
au carrefour de trois autoroutes le chômage est élevé
desserrement des activités parisiennes territoire traversé par des flux non encore suffisamment exploités
un territoire attractif   
Une démographie dynamique La démographie
un solde migratoire excédentaire nombreux départs de jeunes de niveau supérieur
une population jeune nombreuse faible niveau de flux de formés
un territoire attractif  
Une ville centre attractive et dynamique Une coordination insuffisante entre les différents
un rayonnement important  acteurs et les différentes politiques conduites dans le bassin
une offre de services importante  
Un équilibre ville/espace rural Un relatif morcellement du Sénonais
chacun apporte sa contribution au territoire,  concentration de l’essentiel de la population par la ville
les services de la ville, la qualité de la vie de la campagne de Sens et la vallée de l’Yonne
Un patrimoine naturel et culturel insuffisance des infrastructures et des services pour l’intégration de ressources extérieures (résidences pour cadres, crèches interentreprises)
un atout pour les loisirs, pour le cadre de vie et pour le tourisme  
un développement du parc de logements tension dans le marché de l’immobilier (prix élevés pour les familles modestes)
Des hommes : des compétences humaines Un faible niveau de qualification
Une tradition industrielle de nombreux jeunes peu qualifiés
  des réussites au bac mais des départs ensuite
  des formations supérieures insuffisantes
  des actifs demandeurs d’emplois peu qualifiés peu mobiles
Des secteurs d’activité « têtes de pont »  La crise économique
des savoir-faire les difficultés industrielles : les risques d’une forte spécialisation industrielle
des secteurs industriels stabilisés ou en croissance la dépendance des activités : les centres de décision sont situés à l’extérieur du pays
un potentiel de sous-traitance les situations sociales difficiles (précarité, le chômage difficultés d’intégration sociale…)
le Sénonais tête de pont du département en terme d’export (trois entreprises)  

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La situation économique est structurellement marquée par un repli industriel :

Le repli industriel tient pour une large part à l’externalisation progressive à laquelle les entreprises industrielles ont procédé tant en matière de gestion de la main d’œuvre, via l’intérim, que de transport de marchandises produites ou, plus récemment, d’activités de services (maintenance, ingénierie…). Ajoutés à la recherche de gains de productivité et, corrélativement, au gonflement de l’emploi tertiaire marchand.

Le département de l’Yonne entre 1975 et 2000 perd 28,7 % de l’emploi salarié industriel alors que la Bourgogne en perd 38,2 %.

C’est particulièrement vrai pour le Sénonais encore très fortement industriel : à la fin 2009, le secteur productif occupe 30,4 % des salariés mais avec une baisse de – 4,5 % les tendances à la baisse de l’emploi sont en conséquence amplifiées dans la zone de Sens par rapport à la Bourgogne.

L’emploi sur le Sénonais (qui compte environ 21 000 emplois salariés privés) a donc chuté par rapport à la moyenne régionale.

Ces dernières années, sur les cinq principaux secteurs totalisant près de 80 % des effectifs industriels, deux connaissent des pertes constantes importantes : les industries agro-alimentaires avec – 25,5 % et la fabrication d’équipements électriques avec – 33,3 % ; le secteur de la métallurgie, premier secteur de la zone de Sens, perd 10 % de ses effectifs ; l’intérim industriel perd 23 % de ses effectifs en 2008.

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les entreprises significatives du Sénonais :

  Effectif Activité CAContrat d'avenir 2009 M€
SENOBLE 1014 Produits laitiers 1000
VALEO VISION 353 Fabrication d’optiques de phare de voiture NC
PRYSMIAN ENERGIE CABLES 620 Fabrication de câbles de transport de l’électricité 400
FMC TECHNOLOGIES 415 Fabrication de systèmes de chargement et de transfert de fluide pour l’industrie gazière, chimique et pétro-chimique 190
GMD-EUROSTYLE 171 Plasturgiste pour l’automobile - équipement et pièces NC
SCHOTT France 176 Fabrication et façonnage d’autres articles en verre 24
CHAROT 180 Fabrication de cuves d’hydro-carbure, et ballons d’eau chaude 35
TEVA SANTE 88

Production médicaments

génériques

NC
LINCET

120 dont 92

dans l’Yonne 

Fromagerie  23

En matière d’exportation, le bassin de Sens contribue à la croissance du chiffre d’affaires à l’export de l’Yonne : SENOBLE est premier exportateur, FMC et le céréalier sénonais CAPSERVAL réalisent de belles performances à l ‘exportation.

FMC Technologies est toujours à la pointe de l’innovation et investit en recherche et développement plusieurs millions d’euros tous les ans ; une nouvelle ligne de produits de têtes de ponts sous-marins pour mer peu profonde est en projet ; ce marché très prometteur devrait permettre de développer encore l’activité sur le site de Sens.

En outre, un village d’entreprises, porté par la CCIChambres de commerce et d'industrie en zone franche du Sénonais, accueille 5 à 10 nouvelles entreprises par an jusqu’en 2015.

Il est aussi prévu pour le nord de l’Yonne de développer une stratégie et un programme d’actions pour exploiter le marché des éco-industries.

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Les entreprises fragilisées et en difficulté :

La société DHL Express était spécialisée dans la logistique de l’édition, en particulier la logistique de distribution de la vidéo et de promotion pour le compte de ses clients.

Malgré de nombreuses actions mises en œuvre aux fins de développer l’activité du site de Savigny sur Clairis (renégociations avec TECHNICOLOR, étude d’autres pistes et prises de contact avec d’autres clients potentiels), et faute de résultat, la décision a été prise d’engager une procédure de résiliation du bail avec, pour conséquence, la fermeture du site et la suppression de 90 emplois en 2008. Une convention de revitalisation a été signée en juillet 2009 et est en cours de mise en œuvre (350 000 €).

La société MOLLERTECH, division EUROSTYLE à Saint-Clément (équipementier automobile), en redressement judiciaire, a fait l’objet en avril 2009 d’une reprise par le groupe GMD de Saint-Etienne avec 84 postes supprimés sur 255.

La SA BREGER (emballages en papier) en règlement judiciaire a procédé à un licenciement de 20 salariés sur 84.

La société GMT METAL TECH dont l’activité est la mécanique industrielle et compte 120 salariés a procédé à un Plan de Sauvegarde de l’Emploi et supprimé 8 postes.

La société NAPB, construction de maisons individuelles, qui a procédé à 21 licenciements en début d’année 2009, est en fin d’année mise en liquidation judiciaire avec 86 postes supprimés.

La société CHAVONNET à Malay le Grand, qui fabrique des articles de robinetterie, compte 36 salariés et regroupe ses activités sur le site de la Somme.

La société WALLONDA à Sens, spécialisée dans l’aménagement de salons de coiffure, elle vient d’être mise en liquidation judiciaire fin décembre 2010, environ 20 licenciements à la clef. Le conflit social est en cours.

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La situation en matière d’éducation et de santé, notamment pour les femmes, présente des points de faiblesse (144 généralistes pour 100 000 habitants contre 153 pour la Bourgogne et 165 pour la France métropolitaine).

Les conditions de vie des personnes âgées, des personnes handicapées et des jeunes sont atteintes par une telle situation.

La Ville de Sens concentre des problèmes de cohésion et d’intégration sociale ; le site ANRUAgence Nationale pour la Rénovation Urbaine de Sens connaît des quartiers d’habitat dégradé constituant des zones d’exclusion sociale et spatiale et présentant un déficit de services au public.

La forte concentration dans ces quartiers d’habitants sans emploi, peu qualifiés, ayant peu de ressources favorise la délinquance et des comportements à risque (toxicomanie).

Par ailleurs, une ambition scolaire longtemps limitée, un appareil de formation qui doit poursuivre son adaptation aux évolutions du marché de l’emploi sont des signes de retards sociaux et culturels. Le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur est inférieur de plusieurs points à la moyenne nationale (notamment pour des raisons financières).

Comme dans l’ensemble du département, la population de la zone d’emploi de Sens est de plus faible niveau de formation qu’en moyenne dans la région. Cette spécificité vaut pour les actifs occupés et pour les demandeurs d’emploi : dans les établissements de plus de 20 salariés de la zone, 26 % des postes occupés sont déclarés sans qualification (21 % en Bourgogne) ; ce qui n’est pas sans lien avec un taux de féminisation localement plus élevé (les femmes étant plus souvent titulaires d’un emploi non qualifié) ; l’absence de diplôme ou de qualification est également plus fréquente parmi les personnes à la recherche d’un emploi dans la zone : la part des non diplômés (35% des demandeurs d’emploi) comme le taux de non qualification (36,5 %) sont là encore supérieurs pour le public féminin (respectivement 38 % et 40 %)

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 Malgré les atouts du bassin sénonais, le repli industriel se poursuit :

Le bassin d’emploi est encore marqué en 2010, et pour les entreprises de + 50 salariés, par une baisse des effectifs de 3,3 % par rapport à 2009, où une baisse de 4,5 % avait été enregistrée.

Le recours massif à l’intérim (plus important qu’en Bourgogne), suivi d’un mouvement important de fin de contrats d’intérim, la mise en place de solutions alternatives internes au sein des établissements de plus de 50 salariés, le recours au chômage partiel expliquent cette tendance dans les établissements de plus de 50 salariés.

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La carte : canton de sens

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